Birmanie

Birmanie, pays d’Asie du sud-est continentale ayant une frontière commune avec le Bangladesh, la Chine, l’Inde, le Laos et la Thaïlande.

Plus de 135 groupes ethniques sont officiellement recensés par le gouvernement.

Si beaucoup de minorités du pays sont bouddhistes, la minorité Rohingya, elle, est musulmane.

Les Rohingyas vivent principalement dans le nord de l’Etat d’Arakan, dans le sud-ouest de la Birmanie.
Depuis 1982, les Rohingyas ne sont plus officiellement birmans.

En 2012, cette minorité musulmane fait face à des campagnes haineuses et est privée de ses droits les plus élémentaires. Elle devient la cible des Rakhines bouddhistes et de leur leader, le moine Wirathu. Avec son mouvement 969, ce dernier assure vouloir « protéger l’identité bouddhiste ». Pourtant, les musulmans représentent moins de 5 % de la population birmane! Ce groupe prône entre autres le boycott de tout commerce tenu par les musulmans, mais leur mouvement s’encre également dans la violence. De nombreuses émeutes ont éclaté à travers le pays et les partisans du groupe ont saccagé les boutiques et les habitations des Rohingyas, causant plusieurs dizaines de morts, et laissant plusieurs milliers de personnes désormais à la rue et sans ressources.
Le leader du groupe affiche un racisme d’une extrême violence envers les musulmans, allant à l’encontre totale des principes du bouddhisme, comme a tenu à le rappeler le Dalaï Lama en appelant à l’arrêt de “l’effusion de sang”: “A ces moines birmans en colère à l’égard de nos frères et soeurs musulmans, je demande: rappelez-vous, s’il vous plaît, la foi bouddhiste”, a déclaré l’ancien Prix Nobel de la Paix, mais ces mots sont à ce jour restés comme suspendus dans l’air …

Les Rohingyas continuent d’être enfermés dans des prisons à ciel ouverts, privés de leurs libertés de mouvements, de leurs droits à travailler, et subissent de nombreuses humiliations et tortures. Il sont de nos jours un de peuples les plus persécutés dans le monde, au vu et su de tous. L’ONU parle de violation des droits de l’homme et de crime contre l’humanité, mais l’état Birman continue son nettoyage ethnique.

Ce n’est pas seulement un groupe de terroriste bouddhiste précis, puisque l’organisation non gouvernementale (ONG) Human Rights Watch (HRW) accuse le gouvernement du président Thein Sein, élu en 2011, les autorités locales et les forces de sécurité d’être impliquées dans des attaques ciblées.
Elle a listé les exactions: stérilisation forcée, refus de soins, destructions de villages, destructions de mosquées, destructions d’écoles Coraniques, installation dans des camps de rétention, esclavagisme, viols et tortures sexuelles commis par des militaires, pogroms et arrestations arbitraires.

Au cours de ces dernières années, le silence médiatique mondiale a été brisé, non par une mobilisation de la communauté internationale, mais plutôt par les ” boats people”…
Des centaines de migrants Rohingyas de Birmanie et du Bangladesh, fuyant la misère et les persécutions, se sont enfuis en mer pour atteindre le Thaïlande et la Malaisie.

Le drame ne s’est pas terminée ici car même en Thailand, les Musulmans Rohingyas ont fait face aux trafiquants d’esclaves et au même traitement qu’en Birmanie, dont l’installation dans des camps de rétention, esclavagisme, viols,tortures sexuelles et massacres pour ceux qui tentent de s’enfuir. S’ajoutent à cela le refus de l’acceptation des nouveaux réfugiés et la brutalité des forces Thailandaises.

“Incompréhensible, inhumain et effrayant” commente le haut secrétariat des réfugiés de l’ONU. “Cela va inévitablement conduire à des morts qui auraient pu être évitées” renchérit l’ONG Human Rights Watch qui n’hésite pas à parler de “ping-pong humain” entre les trois pays (Indonésie, Malaisie et Thailande).

Et ce génocide est passé sous silence…

Miséricorde se doit d’intervenir en Birmanie !




Livrés à eux mêmes, les Rohingyas survivent sous perfusions à travers les dons d’associations et d’organisations mondiales.

2014: Notre équipe part donc pour ce continent inconnu, consciente du drame qui s’y déroule, mais qui s’avère dépasser ce que nous pouvions imaginer.

Après plusieurs jours de voyage entre ciel, terre et fleuves, nous atteignons le camp de réfugiés Rohingyas de Sittwe, enclavé et contrôlé par des militaires et des checks points.

Des frères tombent dans nos bras, en larmes, et notre propre impuissance nous ravage. Certes, nous venons les aider. Oui, nous apportons de quoi les nourrir. Mais lorsque nous repartirons, ils seront à nouveau livrés à la folie d’un pays qui vise à leur extermination.

Nous entamons la distribution alimentaire qui se compose de 50 kilos de riz et 2 litres d’huile par famille et touchons ainsi 1590 familles. Il s’agit de quasiment 83 tonnes de distribuées par la Grâce d’Allah Azawajel. Al hamdu liLlah !

Vos dons sont aussi la cause d’achat de pompes à eau pour des puits dans les villages de Mrauk U, Mauna Dow et Sitwwe.

L’urgence est traitée, mais il s’agit d’un simple pansement sur une plaie ouverte. Notre équipe rentre en Europe profondément touchée par les conditions de vie de ce peuple.

C’est pourquoi, nous lançons l’opération l’Aïd en Birmanie, et de par la Volonté du Seigneur du Trône, et votre générosité, nous offrons 71 vaches en sacrifice pour l’Aïd-al-Adha qui seront répartis sur 8 villages, ainsi qu’une partie du camp de Sittwe. Une fête ou douceur et amertume se côtoient; le bonheur de leur apporter des victuailles, et la tristesse de les laisser à nouveau livrés à ce sort après notre départ…

Promesse est faite, nous reviendrons in sha Allah.

En 2015, malgré les risques et les intimidations oppressantes de la police birmane, notre équipe rassemble sa Foi et son courage, et s’envole pour fêter l’Aïd-Al-Adha avec eux. Cette année-là, ce n’est pas moins de 10 buffles que vos dons permettent d’acheter pour nourrir ceux qui n’ont jamais accès à de la viande Allahuma Berek. Les retrouvailles avec nos petits et nos grands frères se font dans la joie et leurs sourires nous font oublier quelques instants que nous devrons, à nouveau, les quitter bientôt.

Chaque action nous rend plus forts, mais chaque mission laisse une marque dans nos coeurs. Chaque entaille porte son nom… Réfugiés, Gazaouis, Syrien, Rohingyas…

Chacun de ces peuples, chacun de ces humains, chacun de ces frères laisse gravé en nous le désir d’égalité et de justice. Nous continuerons à nous battre pour eux aussi longtemps qu’Allah nous le permettra.